9 stratégies de paiement pour les entreprises qui dépendent du tourisme au Québec
Découvrez comment simplifier les paiements et mieux servir la clientèle touristique au Québec.
Vous recevez sans doute vous-même les communications de certaines entreprises – le café du coin, une boutique qui annonce ses nouveaux produits à ses clients privilégiés, que sais-je? Vous vous êtes peut-être demandé si vous ne devriez pas en faire autant.
Oui, bien sûr. Pourquoi? C’est l’objet du présent article.
Que vous teniez une boulangerie à Montréal, un centre de conditionnement physique à Toronto ou un commerce de détail à Regina, votre bulletin deviendra insensiblement l’un des meilleurs moyens de communiquer avec vos clients. Vous les fidéliserez, vos ventes se multiplieront et le contact que vous aurez avec vos lecteurs échappera à l’influence des algorithmes. Le courriel est le plus performant des outils de marketing. Il n’a jamais été aussi pertinent de créer votre propre bulletin.
Un bulletin commercial est essentiellement un courriel envoyé aux personnes qui ont accepté de recevoir régulièrement des informations de votre part, peu importe le sujet (nouveaux produits, anecdotes, promotions, conseils pratiques, événements à venir, simple contact amical...). Peu importe le format du bulletin. Son intérêt, c’est qu’il parvient directement aux destinataires, parce qu’ils ont consenti à ce que vous le leur envoyiez.
Au Canada, le consentement préalable est en effet exigé. La Loi canadienne anti-pourriel (LCAP) vous impose d’obtenir l’accord explicite ou implicite des destinataires potentiels de vos communications commerciales électroniques. Les cases déjà cochées et l’importation de listes en cachette sont donc proscrites, et chaque courriel doit offrir la possibilité de se désabonner. L’avantage de la formule? Les destinataires manifestent plus d’intérêt et la liste d’envoi se révèle productive.
Commençons par le chiffre qui compte le plus pour le propriétaire d’une petite entreprise : le marketing par courriel rapporte entre 36 et 42 $ par dollar investi, ce qui en fait l’outil numérique le plus rentable. Le référencement naturel rapporte en effet 22,24 $ et la publicité payée sur les médias sociaux, 1,75 $ seulement.
Vous avez bien lu : moins de 2 dollars dans le cas des réseaux sociaux, jusqu’à 40 dans celui du courriel. Un écart qui laisse songeur si l’on fait reposer toutes ses activités de marketing sur des publications Instagram ou Facebook que les algorithmes décident de présenter ou non à vos abonnés!
Les clients préfèrent également cet outil de marketing : à l’échelle mondiale, ils sont 69 % à désigner le courriel comme leur source d’informations préférée, avant les textos et les médias sociaux. Au Canada, le taux de clic moyen associé au courriel s’établit à 2,24 %, selon l’enquête que Cyberimpact a menée cette année auprès de 12 000 entreprises. Cela semble peu élevé, mais il faut savoir que la portée des comptes sociaux des petites entreprises ne se mesure elle-même qu’en quelques points de pourcentage.
Les médias sociaux permettent certes de se faire connaître, mais force est de constater que vous n’avez pas la mainmise sur vos abonnés. Instagram, TikTok et Facebook changent leurs algorithmes quand bon leur chante, et votre étoile pâlit à chaque fois. Quant au coût des annonces payantes, il ne cesse de grimper.
Avec le courriel, c’est différent : votre liste d’abonnés vous appartient. En matière de marketing, c’est le seul actif que possèdent en propre les petites entreprises canadiennes – la liste, les relations et le mode de livraison. En donnant son consentement, l’abonné déclare souhaiter recevoir des informations de votre part. C’est le genre de permission qui vaut son pesant d’or et qu’aucune plateforme ne viendra annuler du jour au lendemain.
Pensez aux entreprises dont vous vous sentez proche. Ce n’est probablement pas en raison d’une annonce payante. Quelque chose de plus personnel a joué, et le bulletin d’une entreprise fait beaucoup pour la rendre familière.
Si vous vous manifestez régulièrement, vos clients s’habitueront à votre style et apprendront à connaître qui est derrière cette marque. La fidélité se construit ainsi, et jamais on n’y parvient aussi efficacement avec de simples publications, si bien promues soient-elles. Or la fidélité est payante : il est 5 fois moins coûteux de conserver un client que de le conquérir, une hausse de 5 points du taux de rétention de la clientèle fait monter les bénéfices de 25 à 95 % et 61 % des petites entreprises réalisent plus de la moitié de leur chiffre d’affaires auprès des clients réguliers.
Les chiffres confirment la tendance : en 2024, 53 % des propriétaires de petites entreprises du Canada, des États-Unis, du Royaume-Uni et de l’Australie recouraient avant tout au marketing par courriel pour attirer et conserver leurs clients. Les entreprises qui envoient du courrier électronique aux consommateurs sont celles auxquelles ils pensent en premier au moment d’acheter.
Vos abonnés ne constituent pas un échantillon aléatoire. Ils aiment votre entreprise au point de lui fournir leur adresse électronique et de lui demander de les tenir informés. Ce sont donc vos plus chauds partisans.
En regard, la publicité est à la fois sans âme et coûteuse, puisqu’elle s’adresse à des inconnus que vos produits et services laissent peut-être indifférents. Le bulletin, lui, s’adresse à des gens qui vous connaissent déjà et qui ont choisi de rester en contact. Le taux de mobilisation le montre bien : les courriels de bienvenue envoyés au moment de l’abonnement sont lus 68,6 % du temps, soit plus souvent que n’importe quel autre type de courriel de marketing. Quand ils s’inscrivent, les gens sont naturellement curieux – la première impression compte donc beaucoup.
Personne n’aime qu’on le presse d’acheter un produit ou un service. Par contre, les gens aiment être mis au parfum.
Un bulletin bien conçu n’a pas l’apparence d’une publicité, mais celle d’un message que vous fait parvenir une entreprise qui vous plaît. Qu’il consiste à annoncer un nouveau produit, à proposer une offre à durée limitée ou à signaler un événement tout proche, il ne produira pas le même effet qu’une publicité générique sur Facebook. Un moteur invisible est à l’œuvre ici : l’automatisation. En 2025, 37 % des ventes générées par les courriels ont été attribuables à des messages automatisés, alors qu’ils ne représentaient que 2 % des envois. Le simple fait de programmer une séquence de courriels de bienvenue ou des mises à jour mensuelles peut suffire pour convertir vos abonnés en acheteurs.
L’automatisation est un grand atout pour les petites entreprises canadiennes aux échéanciers et aux budgets serrés.
Loin de se déployer en vase clos, le bulletin fait office de caisse de résonance. Votre blogue vient de s’enrichir d’un nouvel article? Signalez-le à vos abonnés. Vous avez mis sur pied une offre promotionnelle? Ils seront les premiers à en entendre parler. Vous organisez un événement? Le bulletin en fera la réclame. Vous lancez un nouveau produit? C’est dans le bulletin qu’il conviendra de l’annoncer.
Le marketing par courriel devrait représenter 17,9 milliards de dollars d’ici 2027, et 49 % des petites entreprises automatisent déjà leurs envois. Les entreprises qui investissent aujourd’hui dans ce domaine auront une longueur d’avance, car la concurrence va s’intensifier. Vous vous piquerez au jeu, du reste : en s’astreignant à publier un bulletin, on trouve vite son rythme – deux envois par mois pendant quelque temps, et vous saurez d’instinct ce qu’il vaut la peine de publier. Votre approche marketing générale n’en sera que plus efficace.
Le coût de la publicité payante s’accroît chaque fois qu’un internaute clique sur l’annonce. Un babillard coûte tant, même si personne ne le consulte. Le bulletin est la formule idéale : les frais d’utilisation d’une bonne plateforme d’envoi par courriel se situent entre le coût de quelques cafés et celui de deux ou trois repas au restaurant. Ce qu’elle vous offre en échange? Un contact direct avec vos clients les plus fidèles, la possibilité de segmenter l’auditoire et d’automatiser les campagnes, ainsi que la mesure des résultats.
Il existe de nombreuses plateformes canadiennes conformes par défaut à la LCAP; les données sont entreposées dans des serveurs canadiens et, si la liste d’envoi est relativement courte, le service est souvent gratuit. Allez-y graduellement et, une fois l’élan pris, vous pourrez vous tourner vers les fonctions payantes.
C’est la question qui refroidit souvent les ardeurs. De quoi diable faut-il parler? Vous verrez, ce ne sont pas les sujets qui manquent.
Le travail en coulisses – Les gens aiment bien savoir ce qui se passe en arrière-plan. Quelle nouvelle recette concocte la boulangerie... Comment la boutique fait son inventaire... Comment telle entreprise en construction a réussi sa métamorphose... Cela forge votre identité et établit le contact avec le lecteur.
Offres exclusives – Donnez à vos lecteurs une bonne raison de vous être fidèles. Offrez-leur un accès anticipé aux produits en vente, des codes de promotion réservés aux abonnés ou de l’information sur les nouveaux arrivages. Ils auront l’impression d’être dans le secret, ce qui pousse à acheter.
Conseils pratiques – Jouez le rôle d’expert ou d’experte. Un centre de conditionnement physique proposera régulièrement des exercices. Une librairie, des listes de lecture soigneusement établies. Éduquez vos clients; leur confiance ne fera que grandir.
Actualité de l’entreprise – Nouvelle recrue, ouverture d’un nouvel établissement, lancement d’une nouvelle gamme de produits. Exposez vos succès, expliquez le chemin parcouru. Les gens s’attachent aux entreprises qui les mettent dans le coup.
Nouvelles locales – Évoquez tel client particulièrement fidèle (après lui en avoir demandé la permission...), faites-vous l’écho de telle ou telle cause, parlez de votre quartier... Les consommateurs canadiens qui se soucient d’achat local sont sensibles aux contenus qui fleurent bon l’authenticité.
En matière de pourriel, le Canada s’est doté d’une des réglementations les plus strictes au monde. La LCAP interdit l’envoi de messages électroniques commerciaux aux Canadiens qui n’ont pas consenti explicitement ou implicitement à les recevoir. Les amendes peuvent atteindre 1 million de dollars par infraction dans le cas d’un individu et 10 millions de dollars dans celui d’une entreprise.
Cela vous fait hésiter? N’ayez crainte, quelques bonnes habitudes suffisent pour assurer la conformité à la LCAP : n’envoyez de courriels qu’aux personnes qui ont choisi d’en recevoir; identifiez clairement votre entreprise dans chaque message; prévoyez un lien « Me désabonner » visible et fonctionnel; consignez de quelle manière et quand vous avez obtenu le consentement de vos abonnés. Si vous partez du bon pied, votre liste d’envoi ne sera pas seulement conforme : elle aura un très bon niveau de qualité. Une petite liste soigneusement préparée aura toujours l’avantage sur une liste acquise ou établie sans réflexion.
Depuis des décennies, le marketing par courriel affiche le meilleur rendement du capital investi, alors que les autres outils ont des hauts et des bas. C’est un mode de communication personnalisé, direct et dont l’entreprise a l’entière maîtrise. Bien pensé, il établit le genre de relation client qui fait revenir les gens, saison après saison.
Pour commencer, nul besoin d’un format élaboré ou d’une longue liste d’envoi. Il suffit d’avoir des choses authentiques à dire, des lecteurs prêts à les entendre et la volonté de se manifester régulièrement auprès d’eux. Vos clients ont l’habitude de consulter leur boîte de réception. Il s’agit maintenant qu’ils y trouvent aussi les courriels de votre entreprise.
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