Stratégies de croissance, Petite entreprise, Mois De La Pme
Soutien et financement des petites entreprises canadiennes
Où trouver, au Canada, le financement, les conseillers et les ressources que réclame l’essor de votre petite entreprise.
Déterminez le principal défi que vous devez relever puis trouvez le programme correspondant.
Sur le plan local ou provincial, des conseillers et conseillères d’affaires peuvent vous faire gagner du temps en vous indiquant quels programmes ne sont pas pertinents.
Conditions gagnantes d’une demande de financement : objectif clair, planification réaliste et documents attestant l’activité réelle de l’entreprise.
Vous vous lancez en affaires? Vous développez vos activités en ligne? Vous ouvrez un deuxième magasin? Dans tous les cas, vous prendrez probablement de meilleures décisions et gagnerez en assurance si vous trouvez le soutien qui convient.
Au Canada, les petites entreprises sont majoritaires. En décembre 2024, 98,2 %1 des entreprises employaient moins de 100 personnes. Les centres d’affaires locaux, les organismes provinciaux, les bailleurs de fonds communautaires et les programmes nationaux proposent de multiples formes de soutien.
Par où commencer? Tout dépend de l’étape où en est votre entreprise ainsi que de ses objectifs, qu’il s’agisse de dresser le plan d’affaires, de trouver du financement ou de planifier l’extension des activités.
Si vous ne faites que démarrer, peut-être vous faut-il plutôt des services-conseils; il s’agit en effet de préparer soigneusement le plan d’affaires, de comprendre les exigences locales et d’éviter les erreurs – certaines peuvent être coûteuses. Les phases de croissance, par contre, commandent de s’intéresser aux programmes de financement et d’expansion.
Quelques exemples:
Avant de demander du financement, un nouveau venu dans le secteur de la restauration gagnera à se faire conseiller sur les permis à demander, les tarifs courants et les modes d’exploitation possibles.
Une détaillante de Calgary qui veut développer ses activités en ligne aura probablement d’aide pour évaluer les coûts des différentes plateformes, ses besoins en fonds de roulement et le chiffre d’affaires qu’elle pourrait escompter.
Quant à cette entreprise qui a pignon sur rue et clairement dressé son plan de croissance, c’est sans doute de capitaux qu’elle a plutôt besoin.
Déterminez le défi que vous devez relever puis trouvez le programme correspondant. Vous gagnerez du temps et le soutien que vous solliciterez répondra mieux à vos besoins.
De nombreux organismes montent gratuitement des séances de consultation, des webinaires, des outils de planification ou des modèles. En général, ils n’offrent pas de financement mais ils vous aideront à étoffer votre plan d’affaires et vous recommanderont tel ou tel programme.
Les conseils qu’on vous prodiguera feront que vos prévisions relatives aux flux de trésorerie seront plus précises, que vos hypothèses touchant au crédit-bail tiendront la route et que vous y verrez plus clair en matière de permis avant de faire quelque investissement que ce soit. En suivant une séance gratuite, la propriétaire d’un restaurant de Victoria pourra estimer ses besoins en terminaux de paiement et optimiser ses flux de clientèle avant de passer à la question du financement. Plutôt que de conseils généraux, un consultant de Montréal peut avoir besoin d’informations sur les solutions bilingues de facturation et de paiement en ligne existantes. Plus vos questions seront précises, plus le soutien offert se révélera précieux.
Les services-conseils gratuits vous feront également gagner du temps s’ils vous détournent de programmes sans intérêt dans votre cas. De nombreux organismes peuvent déterminer rapidement si telle subvention n’est plus offerte, si tel prêt est disproportionné ou si vous devriez vous tourner vers tel autre partenaire. Vous pourrez ainsi vous concentrer sur les prochaines étapes, celles qui auront les retombées les plus importantes pour votre entreprise.
On ne saurait trop recommander aux entrepreneurs qui veulent de l’information sur les règlements locaux, ont besoin de conseils en matière de planification ou souhaitent être aiguillés vers d’autres programmes de s’adresser aux centres provinciaux d’aide aux petites entreprises.
Ceux de l’Ontario, par exemple, conseillent les propriétaires d’entreprise sur les outils de planification, les exigences locales et les possibilités de financement qui les concernent, compte tenu de l’emplacement de l’entreprise et de l’étape où elle est rendue. En Colombie-Britannique, Small Business BC offre un soutien similaire sous la forme de webinaires, d’outils de planification et de services-conseils personnalisés. En Alberta, l’organisme Business Link éclaire les entreprises sur de multiples sujets (immatriculation, taxes, coûts de démarrage…).
Le soutien local n’est pas à négliger, car vos prochaines étapes dépendront probablement des exigences régionales. Que vous fassiez une demande de permis, ouvriez une cuisine commerciale ou lanciez une boutique en ligne, les organismes en place peuvent vous expliquer par quoi commencer. En s’y attaquant tout de suite, votre entreprise sera prête quand viendra le moment d’acheter de l’équipement, d’investir dans un système de paiement ou d’étendre ses activités.
Dans chaque province, il existe une rampe de lancement publique. C’est seulement le modèle qui varie d’une région à l’autre. Certaines provinces ont mis en place un unique centre d’aide aux petites entreprises. Ailleurs, on trouve des bureaux de développement régionaux et des bailleurs de fonds communautaires. Ce n’est pas un dossier en or dès le début qu’il faut. C’est être crédible.
En Colombie-Britannique, les entreprises commencent généralement par s’adresser à Small Business BC. En Alberta, Business Link joue un rôle analogue. En Ontario, on trouve des « centres de la petite entreprise » un peu partout. Les entrepreneurs québécois s’adressent d’habitude à Services Québec, aux bureaux de développement économique des MRC (municipalités régionales de comté) ou au réseau des SADC+CAE. Au Manitoba, en Saskatchewan et dans les provinces atlantiques, on dirige souvent les intéressés vers les portails régionaux, les équipes de développement régionales et les sociétés d’aide aux entreprises.
Ce n’est pas sans raison que de telles structures ont été mises en place localement. Dans les territoires, les entrepreneurs suivent un parcours analogue : ils s’adressent habituellement aux services aux entreprises territoriaux ou aux agences de développement économique, qui connaissent bien la situation locale. En passant par ces guichets, on s’évite souvent de faire une demande à l’échelle nationale s’il existe des ressources adaptées dans votre région.
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Région |
Guichet d’entrée |
Aide apportée |
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Colombie-Britannique |
Small BusinessBC |
Planification, permis, aiguillage en phase de croissance
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Alberta |
BusinessLink |
Aide au démarrage, aiguillage vers les programmes pertinents
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Ontario |
Centres de la petite entreprise |
Soutien local, encadrement, aiguillage aux fins du financement
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Québec |
Services Québec, réseau SADC+CAE, bureaux desMRC |
Soutien en français et en anglais, programmes régionaux
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Prairies (sauf Alberta) |
Portails d’affaires provinciaux, programmes régionaux d’aide aux entreprises |
Recherche de bailleurs de fonds, conseils, soutien communautaire |
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Provinces atlantiques et territoires |
Bureaux provinciaux ou territoriaux, organismes communautaires de développement économique |
Financement communautaire, permis, information sur les programmes locaux |
Le financement assuré par la Banque de développement du Canada (BDC) est souvent une voie à privilégier par les entreprises déjà bien établies et prêtes à passer à la vitesse supérieure.
Motivations courantes:
Ouverture d’un nouvel établissement
Achat d’équipement
Élargissement de l’inventaire
Transformation numérique
Planification de la relève
Les entreprises qui tirent le meilleur profit du recours à la BDC sont celles qui font la preuve de leurs besoins financiers, qui soumettent un plan de croissance réaliste et dont l’évolution du chiffre d’affaires est éloquente.
En principe, les nouveaux entrepreneurs ont davantage à gagner avec les programmes de démarrage qu’avec les prêteurs traditionnels. Ces programmes sont en effet conçus pour les entreprises qui ont encore besoin d’encadrement, de mentorat ou d’un premier prêt modeste. Ils offrent souvent un soutien sur mesure, ce qui assure généralement de bonnes conditions de démarrage.
Plutôt que de s’adresser à un prêteur davantage habitué aux grandes sociétés, une jeune femme qui établit son entreprise de services à Winnipeg peut se tourner vers le programme Futurpreneur2, qui répondra à ses besoins en mentorat et en financement de démarrage. Un entrepreneur autochtone du nord de l’Ontario aura avantage à faire affaire avec une institution financière autochtone, plus apte à comprendre le contexte local et les objectifs de développement de la communauté. Un Lavallois qui crée son entreprise de nettoyage obtiendra probablement un meilleur soutien dans le cadre d’un programme d’établissement d’entreprise ou auprès d’un centre local dont le mandat est d’épauler les nouveaux entrepreneurs en français comme en anglais. Les programmes de démarrage combinent souvent mentorat, aide à la planification et financement – c’est parfait, quand on doit encore acquérir de l’expérience et étoffer son historique des ventes.
Si vous ne savez pas encore trop ce que sera votre flux de trésorerie ou si vos tarifs restent à préciser, on ne vous proposera pas un montage financier sophistiqué. Vous retirerez plutôt les avantages suivants du programme : plan plus clair, mentor et aiguillage sensé vers les intervenants suivants. Cette manière plus sûre de démarrer porte souvent fruit par la suite, quand il faut étayer une demande de prêt plus conséquent par un solide historique des paiements et des ventes.
La solution de financement à choisir dépend de ce que vous voulez réaliser. Il n’y a pas que les subventions. Les prêts, le soutien salarial et le financement communautaire sont souvent plus faciles à obtenir. L’adaptation aux besoins compte davantage que la qualité de la demande – qu’importera le bien-fondé de celle-ci si le programme a été mal choisi?
En matière de financement, un détaillant ou une détaillante qui veut moderniser son système de gestion des paiements, pouvoir prendre des commandes en ligne ou former son personnel n’a pas les mêmes besoins qu’un entrepreneur en construction qui doit acheter un véhicule. Le bailleur de fonds veut savoir comment l’argent sera utilisé, à quel moment et si le plan est cohérent, vu le chiffre d’affaires actuel. Si vous traitez les paiements par carte à l’aide d’une solution Moneris, les rapports produits attesteront de la saisonnalité de vos activités, du montant moyen des factures et des périodes les plus actives – autant d’éléments d’information qui rendent beaucoup plus claire une demande de financement, tout comme les suivants :
Utilisation des fonds sollicités (objet et calendrier)
Prévisions fondées sur du concret (ou récent historique des ventes)
Notes relatives au flux de trésorerie (pour en expliquer le caractère saisonnier)
Données indiquant quelles sont les transactions courantes
Devis ou budgets en rapport avec les dépenses prévues
Souvent, les entrepreneurs s’informent d’abord des subventions offertes, parce que cette voie leur semble plus simple. Or la plupart des structures de soutien sont pensées différemment.
Vous éviterez ainsi de soumettre des demandes peu convaincantes et de remanier constamment votre plan, sans saisir que vous ne vous adressez pas aux bons interlocuteurs.
Une demande est d’autant mieux reçue qu’elle permet de savoir rapidement si l’étape où vous en êtes, vos besoins et la documentation jointe sont cohérents. Ce n’est pas sorcier : le dossier présenté doit refléter fidèlement la situation de l’entreprise, selon qu’elle est en démarrage ou en phase de croissance.
Quand on se lance en affaires, les atouts maîtres sont : grande discipline en matière de planification, prix réalistes et budget d’ouverture précis. Par contre, un commerçant déjà établi qui sollicite un financement afin d’étendre ses activités doit plutôt présenter son historique des ventes, indiquer le volume des achats et expliquer clairement à quoi serviront les fonds. Les mécanismes de financement comme Avance Moneris peuvent aider les entreprises admissibles à mener leurs programmes de croissance – il ne s’agit pas d’un processus classique d’octroi de prêt : les fonds accordés dépendent de l’historique des paiements traités.
Financement mis à part, les entreprises bien établies peuvent aussi consulter des experts qui les aideront à évaluer les solutions de paiement, à améliorer l’exploitation ou à résoudre les problèmes quotidiens propres à toute phase de croissance.
Un organisme provincial d’aide aux entreprises voudra aussi s’assurer que vous répondez aux exigences locales entourant les demandes de permis municipaux, l’embauche de travailleurs de la région, etc. Les meilleures demandes de financement sont celles qui s’inscrivent au mieux dans le mandat de l’organisme sollicité.
C’est pourquoi aussi il faut consulter un répertoire à jour : les programmes évoluent et le guichet d’entrée peut passer d’un bureau ou d’un partenaire à un autre. Pour Moneris, une telle liste n’est utile qu’à la lumière de la phase où l’on en est rendu. S’agit-il de planifier le lancement de l’entreprise ou de financer l’achat de systèmes qui faciliteront les paiements? Bien cibler vaut mieux que ratisser trop largement, et une préparation méthodique est bien plus féconde qu’une longue liste de noms.
Stratégies de croissance, Petite entreprise, Mois De La Pme
Où trouver, au Canada, le financement, les conseillers et les ressources que réclame l’essor de votre petite entreprise.
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Ce guide pratique explique comment actualiser le plan d’affaires d’une petite entreprise. Il comprend un modèle gratuit adapté au Canada, des projections financières actualisées et une section sur les transactions qui traite du processus de paiement.
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